Shi san shi xing gong xin jie

4 avril 2014 - 15:02

Interprétation de la pratique des Treize Postures
Utilisez Xin (la pensée) pour bouger
Qi (l'énergie vitale)
Essayez de le laisser s'enfoncer méthodiquement,
Alors il peut s'accumuler et entrer dans les os.
Utilisez Qi pour bouger le corps;
Essayez de le laisser circuler sans encombre,
Là on peut sans inconvénient agir en accord avec Xin.
Si Jingshen (la vigueur) peut être élevé,
Pas besoin alors de s'inquiéter pour incliner le poids d'un côté.
C'est ce que signifie le sommet de la tête suspendu.
Yi (l'intention) et Qi doivent être capable d'inter-agir prestement
Ainsi il y a une rondeur et une vivacité merveilleuses.
C'est ce que signifie les changements entre vide et substantiel.
Lorsque vous attaquez vous devez vous enfoncer et être complètement relaxé(e),
Vous concentrant en une direction.
En se tenant debout le corps doit être Zhong Zheng (droit/juste avec le centre) et à l'aise,
Afin de gérer des attaques venant des huit directions.
Bougez Qi comme à travers une perle à neuf sentiers tortueux.
Il passe sans heurt partout.
Et transporte Jin (la force entraînée) comme de l'acier cent fois raffiné,
Quelle fermeté ne peut-il pas briser?
L'apparence est tel un aigle saisissant un lièvre;
Shen (l'esprit) est tel un chat qui attrappe un rat.
Soyez immobile comme une haute montagne;
Bougez comme une puissante rivière.
Accumulez Jin comme on bande un arc;
Fa (déchargez) Jin comme on décoche une flèche.
Cherchez la ligne droite parmi la courbe;
Accumulez puis déchargez.
Li (la force) vient de la colonne vertébrale;
Les pas suivent les changements du corps.
Recevoir c'est libérer,
Si le contact est brisé, alors rétablissez la connexion.
En bougeant vers l'arrière et l'avant il doit y avoir: se retourner et plier.
Quand on avance et recule il doit y avoir: tourner et changer.
L'ultime douceur devient alors le plus dur et le plus solide.
De par la capacité à inspirer et expirer convenablement vient la capacité à être leste et flexible.
En développant Qi constamment le mal n'existe pas.
En utilisant la courbe pour rassembler Jin, il y a plus que suffisant.
Xin (la pensée) agit tel le commandant;
Qi agit tel le drapeau;
La taille agit telle la bannière.
Cherchez tout d'abord à étendre (ouvrir), puis cherchez à être compact (fermer).
Ainsi vous obtiendrez le travail bien fait et soigné.
Il est dit aussi:
D'abord dans Xin (la pensée) puis dans le corps.
L'abdomen est spongieux; Qi est stocké pour pénétrer les os;
Shen (l'esprit) est à l'aise et le corps tranquille.
Ceci doit être profondément gravé en Xin.
Souvenez-vous toujours, dès qu'il y a mouvement, il n'y a rien qui ne bouge pas.
Quand on recule et avance,
Qi colle au dos,
Il s'accumule et entre dans la colonne vertébrale.
En interne il renforce Jingshen (la vigueur);
En externe on fait preuve d'une aisance paisible.
Bougez à la manière d'un chat qui marche.
Mobilisez Jin comme en filant la soie du cocon.
Le corps et Yi (l'intention) sont entièrement concentrés sur Jingshen (la vigueur),
Pas sur Qi.
Sur Qi, il y aurait stagnation.
S'il y a Qi alors il n'y a pas Li (la force).
S'il n'y a pas Qi alors il y a une grande force.
Qi est comme la roue du chariot;
La taille est comme l'essieu.

Commentaires

Staff
Yves Decabooter
Yves Decabooter 8 avril 2014 21:58

Bougez à la manière d'un chat qui marche... tiens j'ai déjà entendu çà quelque part ; )

INFO

C'est la rentrée...  Reprise des cours le lundi 11 septembre à 19h00 ! 

 

HORAIRES ET LIEU DES COURS

Les cours se déroulent au Dojo Pierre Myter

Allée des Sports - 59960 Neuville-en-Ferrain

 

Lundi: 19h à 20h

Jeudi: 18h30 à 19h30

LA FILIATION DE JESSY DEBARBIEUX

Je pratique le Taiji Quan depuis 2001.

 

Issus des arts martiaux externes, que j'ai pratiqué depuis mon plus jeune âge, j'ai été accueilli chaleureusement par ce club, qui ne comptait à l'époque que 3 élèves.

 

Aujourd'hui, j'enseigne humblement le Taiji Quan depuis 2006 et j'ai l'honneur de transmettre le savoir de mes maîtres:

- Me Frédéric Aubry, Diplômé d'Etat en Taiji Quan

- Me Roland Viaene, Grand Mâitre Zen et dont le savoir dans les arts martiaux est digne d'admiration, disciple de Me Deshimaru (Zazen), de Me Chou (Taiji Quan Ecole Li), de Me Sien Tsien (Taiji Quan Ecole Li), de Me Luo Kindao (Taiji Quan Ecole Yang) et de Me Chang Chen (Taiji Quan Ecole Wudang).

Ce savoir est celui du grand Taiji, c'est-à-dire l'approche des styles les plus répandus.

 

J'ai été profondément ému et honoré lorsque Frédéric Aubry m'a demandé de prendre sa relève et, bien que cette responsabilité soit importante, je m'efforce de l'assumer avec un profond respect pour cet héritage.

 

Je n'oublierai jamais non plus Me Nguyen Ngnoc-Than et Nguyen Ngnoc-Long (Professeurs de Tae Kwon Do) qui ont énormément compté dans mon parcours et m'ont apporté bien plus que des techniques martiales.

 

C'est à toutes ces personnes que je dois ce que je suis et, pour cela, je leur en serai éternellement reconnaissant...

 

Et je terminerai avec cette pensée:

"Je préfère être un bon professeur qu'un grand maître".